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Auto-entrepreneur : Les illustrations de Lucie Hachiko aux couleurs du Japon



Je reviens vers vous, pour une nouvelle interview d’entrepreneur, et je suis vraiment heureuse de pouvoir partager avec vous toutes ces découvertes. D’autant plus que la jeune femme qui s’est prêtée au jeu aujourd’hui a de nombreuses cordes à son arc ! Elle a su se lancer afin de créer le métier dont elle rêvait, et vous partage ses passions, ses conseils et ses créations sur son compte Instagram @lucie_hachiko.



Qui est Lucie ?


Lucie est à la fois illustratrice, photographe et formatrice. Je l’ai découverte grâce à Instagram, et redécouverte grâce à Sarah Gindroz (Dont vous pouvez également lire l’interview sur le blog), au travers d’un concours, où Lucie avait redessiné des photos prises au Japon par Sarah. J’ai craqué et acheté ces deux illustrations !

En dehors de son activité d’illustratrice, où elle propose de réaliser logos et autres graphismes, mais également des formations, afin d’apprendre à manier certains logiciels. Une idée qui peut s’avérer bien utile, pour ceux qui ne maîtrise pas encore leur PC et ses différentes possibilités. Enfin, Lucie réalise également des photos, notamment lors de ses voyages, que vous pouvez retrouver sur son site.

Où la trouver :


Ses photos : Eshop photos
Son site : mg-agency
Instagram : lucie_hachiko


Ma commande d’illustrations


J’ai reçu mes deux illustrations rapidement et vraiment bien emballée (malgré tout, l’une d’elles était légèrement abîmée, merci la poste qui roule les lettres…). Imprimés sur du papier épais, les dessins sont superbes et les couleurs ressortent vraiment bien. J’ai décidé de les encadrer toutes les deux afin de les accrocher dans mon bureau. En cadeau, Lucie avait glissé une autre de ses illustrations, en petit format. Une gentille attention de sa part, qui montre le soin qu’elle accorde à ceux qui lui passent commande.



L’interview de Lucie


Lucie a accepté de jouer au jeu des questions/réponse, voici son interview :

Bonjour, tout d’abord, pourrais-tu te présenter pour ceux qui ne te connaissent pas encore ?

Hello ! Je suis Lucie, j’ai 25 ans, et je suis directrice artistique freelance depuis 3 ans. Je suis sortie diplômée de l’école Penninghen à Paris après 5 années d’études. J’ai vécu 4 ans au Japon quand j’étais petite, ça m’a profondément marqué et a fait naître en moi une curiosité, un questionnement sans fin, et surtout une autre manière de voir les choses.
Mon métier est très varié, je crée des logos, des identités visuelles, des illustrations, des vidéos explicatives en motion design, de la photo, et je donne également des cours & formations de logiciels (Photoshop, Indesign, Lightroom, Illustrator, After Effects...) et de dessin pour les pros et particuliers. J’ai créé le job sur mesure que je n’arrivais pas à trouver ailleurs !



Tu as plusieurs cordes à ton arc : illustratrice, photographe, formatrice, … Comment t’es-tu lancée dans toutes ces activités ? Cela ne t’as pas semblé effrayant de te lancer seule ?

Déjà rien ne me prédestinais à être freelance, et ça n’a clairement pas été simple (et ça ne l’est toujours pas aujourd’hui, contrairement à ce que l’on pourrait penser xD) J’ai commencé en freelance à la sortie de mon école en continuant mon projet de diplôme (une vidéo explicative pour les parents d’élèves de la ville de Sarcelles). J’ai ensuite fait un logo, puis de la signalétique pour un autre client, et ne trouvant pas de nouveaux clients j'ai commencé à chercher du travail et j'hésitais entre salariat et freelancing. J’ai décroché un CDD de 4 mois pour remplacer une graphiste pendant son congé maternité. Les créations étaient très limitées, c’est un peu le défaut de beaucoup de postes ; tu peut être amené à ne faire que du logo, ou que de la vidéo par exemple... Les postes plus variés existent mais je n’arrivais pas à les décrocher. Et quoiqu’il arrive la partie formation, donner des cours n’est jamais dans ces postes et ça me manquait trop haha. Cette expérience en salariat m’a permis de confirmer que je préférais être en freelance, peut-être pas toute ma vie, mais pour plusieurs années en tout cas. Je ne quittais pas un CDI ou une situation stable, j'avais donc aussi moins à perdre et je pense que ça a aidé. Après il ne faut pas prendre peur ou se comparer, je n’ai pas commencé toutes ces activités en même temps. Le côté formation est venu plus tard, le temps de savoir ce que je voulais et de me faire connaître. Avec le temps et beaucoup de travail, j’ai réussi à développer ma clientèle puis le covid est arrivé... Et les cours ainsi que les projets sont au point mort. Alors je me focalise sur ma communication et mon réseau pour faire parler de moi.


Tu as créé un e-shop d’illustration, dont certaines avec des influences très Japonaises, qu’est-ce qui t’inspire lorsque tu dessines ?

Déjà le fait que j’ai vécu au Japon m’a beaucoup influencé c’est sûr, les films d’animation japonaise que j’ai regardé très jeunes et encore aujourd’hui, mais aussi les voyages. Mes parents habitent en Chine et je vais les voir une fois par an, ça me nourri et me donne beaucoup d’idées, je fais beaucoup de photos donc je repars avec une grosse boîte à idées... Instagram, Pinterest et Youtube m’inspirent beaucoup aussi. Et puis parfois on peut avoir une idée qui pop juste en voyant une affiche qui n’a rien à voir mais il y a un élément que l’on trouve intéressant dedans qui fait naître une autre idée ! Je me dit toujours que je devrais faire davantage d’expos, mais au final j’en fait très peu. Hop, un cliché de brisé !

Sur ton Instagram, tu poste régulièrement des sujets engagés et très intéressant, où tu laisses tes abonnés débattre. Quel message cherches-tu à faire passer ? Penses-tu que l’illustration peut-être un moyen de véhiculer ce message ?

(déjà, merci :) ) les messages que je veux faire passer sont très variés, ça part vraiment d’une envie de partage, d’apprendre des choses aux gens mais c’est aussi un exutoire pour moi. Parfois c’est vraiment «ok. J’ai trop de choses à dire là dessus/de choses qui m’énervent/ il faut que ça sorte !) la plupart du temps le dénominateur commun à ces sujets c’est vraiment l’acceptation de soi. Fais ce que tu veux. Les autres n’ont pas à te juger. Une pensée trop répandue qui m’énerve et que je veux casser par exemple.. Souvent à propos des femmes, car nous subissons davantage de pressions et d’injonctions au quotidien.



As-tu des conseils à donner à ceux qui souhaitent se lancer dans l’entreprenariat ? Quelles sont les difficultés que tu as pu rencontrer ?

Oula j’ai beaucoup de conseils !
1. De s’écouter. Vraiment. Se poser la question de ce que l’on préfère faire. En freelance, on a pas de patron, il faut savoir se bouger et se motiver seul, donc si il y a quelque chose que l’on a pas envie de faire, on le ressentira, on trainera pour le faire et on sera frustrés à la fin de ne pas avoir avancé comme on voulait. Au lieu de s’en vouloir, il faut creuser : pourquoi je n’ai pas avancé ? Ah, parce que tel point me bloquait en fait...

2. Il faut aussi jongler avec des activités que l’on aime moins, mais qui sont bien payées. J’en choque peut-être certains, mais on ne vit pas d’amour et d’eau fraîche ! Il n’y a pas de mal à alterner avec des activités que l’on est motivés de faire pour l’argent. ça permet d’alterner avec des projets qui nous tiennent davantage à coeur mais qui seront peut-être moins bien payés.

3. Avoir un coach profesionnel. Un des gros défauts des freelances, c’est de ne pas oser dépenser d’argent pour SOI, son business. On voit trop cela comme une dépense au lieu de voir ça comme un investissement. Mais vraiment, depuis que j’ai un coach pro, j’avance beaucoup mieux dans mes projets et j’ai compris beaucoup de mes blocages.

4. Faire des «trocs» d’activité avec des personnes de confiance. Une voix off contre une illustration, des choses qui ne prennent pas trop de temps non plus mais qui permettent d’économiser de l’argent et en plus de s’ajouter des projets à son CV/portfolio.

5. Lâcher prise ! Et s’octroyer des jours de congé. Ne pas travailler le week-end..

6. Savoir POURQUOI on veut se lancer dans l’entreprenariat. Qu’est-ce qui nous motive. Connaître son but même si il semble loin au début. C’est ce «pourquoi je fais ça» et ce but qui vous feront tenir le coup quand vous serez démotivés

7. La vie entreprenariale c’est vraiment des montagnes russes. Parfois on va sauter de joie et le lendemain on aura que des mauvaises nouvelles. C’est normal. Il ne faut pas culpabiliser.

8. Toujours fonctionner avec des devis que le client doit signer et des acomptes qu’il doit verser avant le début du projet. Parfois on a l’impression d’être parono mais les gens malhonnêtes sont partout.
9. Parler de soi et de son travail autour de soi. Notre entourage ne sait pas toujours exactement ce que l’on fait, et on peut parfois décrocher un contrat après avoir parlé à quelqu’un à une soirée ! Non, on ne dérange pas les gens en parlant de ce que l’on fait. (bon ne parlez pas que de vous pendant 2h non plus...)

10. Diversifier ses sources de revenus. Tout dépend du domaine bien sûr, parfois être très spécialisé sera le top, mais mieux vaut toujours assurer ses arrières ; on ne me demande pas un logo tous les 4 matins, quand la période est calme heureusement que je donne des cours pour équilibrer cela.

11. Ecouter des podcasts ! D'entrepreneurs ou même de développement personnel. C'est super inspirant, on apprend des choses, ça donne des idées et ça rebooste dans les moment un peu down (generationsxx, inpower, le gratin, intentions...)

Mes principales difficultés sont je pense communes à beaucoup de freelance... Poser le prix juste et faire accepter des devis. On a toujours peur d’être trop cher, mais les 3/4 du temps quand on débute on ne facture pas assez. Et non, être payé en visibilité ne paye pas un loyer... Ensuite la 2e difficulté c’est de se faire connaître et d’avoir assez de clients toute l’année pour en vivre !

As-tu des projets dont tu pourrais nous parler (nouveautés sur tes e-shop, …) ?

Après avoir vu le succès et aussi le plaisir que j’ai eu à créer une illustration de paysage pour le concours et mon shop, je vais créer d’autres illustrations de paysages d’Asie et de personnages ! Peut-être me mettre sur Etsy, je ne sais pas... J’ai aussi envie de diversifier mon instagram avec de la photo, en mélangeant les 2 pourquoi pas. Et je développe à côté un gros projet food pour montrer comment cuisiner les protéines végétales, pour ceux qui cherchent d’autres sources de protéines que la viande. Je ne suis moi-même pas vegan, et je ne cherche pas à convertir les gens, ou quoi que ce soit, je suis vraiment dans une démarche bienvaillante. Je vois de plus en plus de gens qui veulent varier mais qui n’y connaissent rien, comme moi il y a des années, et je veux leur faire gagner du temps et casser pas mal de clichés au passage ! J’ai créé mon compte instagram @les_proteines_alternatives et les posts vont arriver en juillet :D



Je remercie Lucie qui m’a accordé du temps, et a gentiment accepté de répondre à toutes mes questions. J’espère que cet article vous aura permis de découvrir son travail, et vous aura donné envie d’en découvrir d’avantage. Je suis heureuse d’avoir pu apprendre, encore une fois, beaucoup de choses à travers ses réponses.


Connaissiez-vous le travail de Lucie ?






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